Archives pour l'Auteur : admin

Ateliers Villiot- Paris 12

Atelier d’expérimentations artistiques pour les enfants de la résidence Villiot

Dessin, collage, peinture, Estampe, photographie, composition textile, vidéo, visites culturelles

 À la demande du bailleur social PARIS HABITAT, DOUBLE FACE  est installé au local associatif de la cité Villiot, 19 rue Villiot, 75012, pour un atelier de quelques jours pendant les vacances scolaires.

les enfants qui viennent dans notre local mis à disposition sont âgés de 6 à 15 ans >> Ateliers gratuits : Prochains ateliers : avril, juillet octobre 2021

Nous contacter : contact@doubleface.org

Les ateliers Villiot

2020-2021

Regards des enfants sur la transformation urbaine (chroniques d’un quartier en reconstruction)

Ces vidéos ont été réalisées en milieu scolaire avec les écoles élémentaires de Garges-lès-Gonesse.

En 2017-2018 avec l’école,Victor Hugo avec deux classe de CM2, les enfants imaginent des mystères dans le grand parc du fort de Stains (Les légendes du fort de Stains). Puis avec deux autres classes de CM2 à Romain Rolland (Fanny Pilleron et Alexandre Martin) démarrage du projet en classe en 2018 puis atelier photo les mercredis après midi dans le nouveau local de l’association (Dame blanche Nord imaginaire et Mon quartier…). Depuis nous intervenons régulièrement avec l’école Romain Roland. Cette année, en 2021, nous construisons an projet photographique avec la classe ULIS d’Amandine Nigault.

Formes, Cadrage et photocollage

Lignes, ronds et carrés

École Romain Rolland, classe Ulis

Atelier d’écriture et photographie

Dame blanche Nord imaginaire

école Romain Rolland , classe de CM2

Reportage en diaporama sonore sur la rénovation

Mon quartier, aujourd’hui, demain, et après demain

école Romain Rolland, classe de CM2

Atelier d’écriture et photographie

Les légendes du fort de Stains

École Victor Hugo, classes de CM2

Les vidéos Van Gogh : Portraits double Face 2020-2021

Portraits Double Face

Entretien avec des étudiants et des professionnels

Nous accueillons aux Ateliers Van Gogh, des artistes, des étudiants, amateurs ou professionnels.

Les élèves et volontaires en services civiques de l’atelier ont créé un petit studio vidéo et réalisé un face à face avec les différents intervenants et invités. Ils les ont interrogés sur leurs parcours et écouté leur conseils avisés.

Portrait N°1 : Zoé Avot, artiste en devenir, étudiante en Art (ENSA-PC)

Les ateliers Van Gogh 2021 / enfants

Ateliers van Gogh 2021 / enfants

2021 est l’année où les ateliers, mis en place depuis l’été 2020, vont enfin porter leurs fruits. Nous avions ainsi initié des ateliers pochoirs avec Tito, les deux fresques collaboratives avec Zoé Avot, les interventions initiation au graff de Seth One (Philippe Nizan) dans la classe de CE2 de Céline Cordilhac et la prise de vue photographique (qui prépare des photocollages dans l’espace urbain) dans la classe Ulis d’Amandine Nigault avec Virginie Loisel à l’école Romain Rolland et surtout les ateliers fresque avec notre public enfant des Ateliers Van Gogh. Suite à ces interventions et cette dynamique, notre action Arts dans la rue, intitulée Couleurs Zone 4, va prendre son essor au cours de l’année 2021 et au-delà.

coouleurs Zone 4
Couleurs Zone 4

La pratique artistique au sein des ateliers van Gogh – enfants, en 2021, est donc axée autour du thème de la ville imaginaire et des portraits d’habitants. Nous abordons cette année des techniques comme la photographie avec Po, la peinture avec Gabrielle Henric, le modelage avec Zoé Avot, la performance avec Olivia Funes Lastra et Esther Laurent Baroux…

Atelier des vacances de février

Masques avec Zoé et Ines

Modelage et masques

Les ateliers Van Gogh 2020 / jeunes

Atelier van Gogh 2020 / Jeunes

Depuis 2020, un nouvel atelier s’est ouvert à destination des jeunes. Il s’agit plus d’un atelier d’écritures multiples, fictions, documentaires, street art, suivi de dossier pour l’accès aux écoles d’arts. En 2020, l’atelier , nouveau, est encore balbutiant mais il affirme de plus en plus le besoin des jeunes gargeois de pratiquer des expériences artistiques, explorations créatives comme espaces de liberté d’expressions essentiels à leur aspirations.

Atelier pochoirs avec l’artiste Tito dit heartiste

Exprimer une opinion en interrogeant sa place dans la société et offrir aux passants une réflexion critique sur la vie collective à travers l’expression dans l’espace urbain. Beaucoup de jeunes femmes, Kako, Zoé, Ines, etc… ont proposé des pochoirs qui questionnaient les relations des filles et des garçons notamment à travers le harcèlement de rue. Tito, artiste ayant grandit à Garges, les a accompagnées dans la pratique du dessin , puis du pochoir. Cet atelier qui a débuté en juin 2020 a du s’interrompre à plusieurs reprises, pendant le 2eme confinement puis avec le couvre feu en décembre.

Les deux grande fresques collaboratives de Zoé

L’atelier que propose la jeune artiste, Zoé Avot, étudiante en art à l’École Nationale Supérieure d’Art de Paris-Cergy, en 4ème année, volontaire en service civique pour 6 mois chez Double Face, implique des jeunes du quartier. D’une part un groupe de 7 jeunes femmes qui chacune propose des motifs qui prendront place dans une scène composée de portraits du groupe, peints par l’artiste. D’autre part un autre groupe, mixte, cette fois, sera l’objet d’une autre fresque, composée des portraits des jeunes gargeois.

Zoé Avot – Portfolio

VIDÉO

Portraits Double Face

Rencontres avec des étudiants et des professionnels

Collège des Batignolles

Pour l’année scolaire 2020-2021, Françoise Taramini, professeure d’arts plastiques nous a proposé de collaborer sur une classe à PAC : PARCOURS.

Le projet  »PARCOURS » propose d’emmener les élèves à travers un voyage de l’antiquité à nos jours, jusqu’à permettre de prendre conscience des apports de l’art antique, du Moyen-Age et  de la Renaissance dans la  création contemporaine et dans les travaux des élèves.

L’étude de ces périodes viendra rencontrer le programme d’histoire et de lettre des classes de sixième et de cinquième. L’association Double Face accompagne ce projet avec les moyens de la photographie et la vidéo, chaquer étape de PARCOURS est ainsi conservé et fera l’objet d’une installation vidéo lors de l’exposition restitution en juin 2021

CINDY SHERMAN

Fiction collective pour anti-autoportraits

Visite de l’exposition rétrospective de l’artiste en octobre 2020 à la fondation Louis Vuitton.

À partir de choix photographiés, notre petit groupe a réinterprété l’oeuvre foisonnante et inquiétante de Cindy Sherman lors de la visite de l’exposition et sa galerie de personnages à travers les époques.(Zoé, Ines, Virginie mais aussi Selma Kako et Dali)

C’est Gina, elle a fait toute la vaisselle et le repassage. Vexée que son mari ne l’ait même pas complimenté sur son bon repas, elle part bouder dans l’entrée

Mélody envisage sérieusement de s’enfuir de chez elle avec la voiture flambant neuve de son crétin de mari. Ça ce serait une aventure !

Lucie est une jeune femme blonde que les photographes s’arrachent. C’est son premier shooting, elle est impressionnée mais n’ose rien dire

Anaïs, « Cette soirée est ennuyeuse, et cette fille qui danse au milieu en provoquant tout le monde, c’est insupportable !

Irène : « Oh, ces jeunes qui se permettent tout, vraiment, aucune éducation! « 

Francine et ses filles sont une famille modeste mais elles veulent bien paraître. Avant de prendre cet unique portrait de famille la mère vérifie que chaque fille est tirée à quatre épingles et propre sur elle même. Elles affichent ensuite fièrement cette photo dans leur salon

Hier, Raphaëlle est littéralement décédée d’ennui. Jeune mariée, elle avait choisi une vie de femme au foyer qui pourtant la révulsait, pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle aurait aimé être pompier.

Anne-Sophie est une riche héritière de son papa. Afin de paraître excentrique elle assemble ses habits et accessoires les plus chers. Bien sûr elle pose devant sa nouvelle voiture

Catherine « Vous ne vous rendez pas compte, vous ne savez pas de quoi vous parlez ! »

Cynthia et Armelle sont deux cousines. L’une est une styliste de haute couture et emmène l’autre en invitée d’honneur à son défilé. Armelle est alcoolique et shootée car c’est ce qui fait sa sa personnalité

Greg travaille dans la publicité. Il se donne une attitude cool pour impressionner mais travaille beaucoup son image. Au grand public il est populaire mais dans sa vie privée il est profondément seul

La soirée est finie, tout le monde est parti. Mathilde, encore enivrée, se sent seule.

Jeannette : « Quand vont-ils venir me chercher, me juger, m’éliminer…Ai-je le temps de m’enfuir ? »

Claude pratique le yoga pour oublier le désastreux dîner qu’elle vient de passer avec sa belle famille bourgeoise.

Ingrid : « J’irai bien à cheval dans les collines mais mon écuyer m’impose de me reposer, je vais rester m’occuper des fleurs, quel ennui ! »

Joséphine : « ben oui, c’est ma langue, il faut encore que je la rentre ? ça vous dérange ? »

Syllia est une nouvelle riche. C’est son mari qui est de la haute. Elle tente maladroitement de s’immiscer dans ce monde mais elle en fait un peu trop

Renée : Ne restez pas planté là mon cher, pouvez-vous accueillir monsieur l’ambassadeur qui vient d’arriver ? »

Esmeralda : « Les temps ont changé, tous doivent partir et se débrouiller seuls! »

Nicolas : « Vous pouvez rester chez nous dormir ce soir, on a de la place, hein Berthe ?

Stella, jeune femme au caractère bien trempé, vient tout juste d’assassiner son voisin qui battait sa femme.

Jasmin se rend compte que sa création devient de plus en plus intelligente. Les inventions des hommes ne pourraient-elle pas les dépasser?

Clown 12 :  » Ce sera le chaos, vous périrez dans d’atroces souffrances !

Gerald : « Exécutez les, je pense qu’il faut en finir à présent ! »

Les sorties culturelles 2020 aux ateliers Van Gogh

Nous avons visité, appuyés par le dispositif des VVV (Ville Vie Vacances), La gaité lyrique dans le 3ème arrondissement de Paris, avec l’exposition «Faire corps» des artistes Adrien M et Claire B, parcours d’art numérique ayant eu un grand succès avec notre groupe, tant pour sa portée technologique que poétique. Le mois d’avril a été sous le coup de la crise sanitaire et nous avons pu retrouver les enfants et les adolescents plus tard, après la sortie de confinement, en été.

L’atelier des lumières avec l’exposition Marc Chagall, Monet et Matisse, a été visité en été, puis à l’automne, ils ont découvert avec excitation les animaux au parc zoologique de Paris à la porte Dorée en octobre pour y faire des croquis. Puis, ils ont vu le magnifique bâtiment de Franck Gerry qu’est la Fondation Louis Vuitton avec l’exposition de la photographe Cindy Sherman. Souvent, nous avons fait la visite avec un conférencier puis réalisé un atelier sur la thématique abordée pendant la visite.

Vacances de février 2020

Exposition Faire Corps avec nos élèves à la gaité lyrique dans le 3ème à Paris

Vacances d’été 2020

Vacances d’octobre

En octobre nous avons visité l’exposition Cindy Sherman à la Fondation Louis Vuitton.

Cliquer pour découvrir les impressions de l’exposition et le jeu des personnages de fiction réalisé avec notre groupe

Retour à la page d’accueil

Les ateliers Van Gogh

COMPOSITIONS ET COLLAGES

Réalisation d’un portrait avec différentes techniques, dessin , crayons de couleurs, collages, peinture

Créer des cartes imaginaires à partir des nouveaux plans du quartier

Inspirations sur le thème de la ville imaginaire, techniques mixtes

Les ateliers Van Gogh 2020 / Garges-les-Gonesse

Ateliers Van Gogh / enfants 2020

Ateliers – éducation à l’image, audiovisuel, arts plastiques

à destination des enfants de 6 à 13 ans

Les ateliers se déroulent les mercredis de 14H00 à 16H45 partir de 6 ans ( arts plastiques) aux Ateliers Van Gogh, 16 rue Van Gogh dans le quartier de la Dame Blanche Nord. Différentes techniques sont abordées tout au long de l’année – sur inscription / Gratuit + adhésion association 6€ par enfant, 10€ par famille (2 max) pour l’année de mi septembre à juillet.+ sessions vacances.

Artistes-intervenants Virginie Loisel, Heartiste (pochoirs), Zoé Avot (fresque murale), Gabrielle Henric (fresque collage), Seth One (graffitis et fresque)…

contact@doubleface.org

Edition 2020

Avec les volontaires en service civique , Kheira bouzeghti, 20 ans et Maryam Bouchelaghem, 18 ans, bahelière, toutes deux en recherche professionnelle. jusqu’en juillet 2020 puis à partir de septembre, Ines Tahi, 22 ans, étudiante en césure avant un master de sociologie, Zoé Avot, 22 ans, étudiante en 4ème année à l’école Nationale supérieure d’Art de Cergy-Pontoise et enfin, Salma Boumériane, fraichement bachelière sans solution sur parcoursup.

Atelier photographie

et mémoires de quartier

atelier photo -friche- mémoires de quartier ©doubleface.org
cliquer sur l’image

Compositions collages

et cartes imaginaires

cliquer sur l’image

Couleurs Zone 4

art dans la rue

cliquer sur l’image

retourner à la page d’accueil

Les Ateliers Van Gogh

5 Questions à Virginie Loisel, directrice artistique

par Lamiaâ Sajid-Soliman, chargée de suivi des stages, de l’insertion professionnelle, de l’éducation artistique et culturelle (EAC) à l’ÉCole Nationale supérieure d’arts de Cergy-Pontoise.

  • Tu mènes tes actions d’éducation artistique à Garges-lès-Gonesse mais aussi à Paris dans le 20ème arrondissement ou encore ailleurs en Ile-de-France de manière occasionnelle et temporaire. Quel est concrètement l’impact de tes actions artistiques et culturelles  sur les habitants, en particulier sur les jeunes ? As-tu des retours des établissements scolaires ? des centres sociaux ?

Les actions que nous portons sont de différentes nature nous mettons en œuvre des actions en milieu scolaire, des projets dans le contexte de friches artistiques éphémères et aussi nous assurons depuis 2018 une présence régulière dans un local en bas d’immeuble, à Garges-les-Gonesse, dans un quartier populaire dit « sensible » en lien avec des partenaires locaux.

– Actions artistiques en milieu scolaire (collèges, écoles, lycées …) 

Ces actions artistiques au long terme sont mises en place avec une équipe de professeurs du collège ou d’une école primaire (élémentaire et/ou maternelle). Il peut s’agir de projets initiés par Double Face mais aussi proposés par l’institution ou encore conçus ensemble avec une simple envie de mettre des compétences en commun. Ces actions durent dans le temps, généralement deux ans, préparation comprise et sont le fruit d’une étroite collaboration entre l’association et le corps enseignant, elle se termine avec un évènement public qui dure entre 1 et 3 jours. L’investissement est partagé et fait appel à des compétences transversales. Le rôle de Double Face est d’orchestrer le processus artistique en développement notamment l’écoute du besoin des professeurs et leurs élèves investis, en y associant une pratique artistique et/ou un artiste. 

Les retours que nous avons sont beaucoup d’implication des élèves, une transversalité très développée permettant des expériences inédites entre les enseignants, des rencontre avec les artistes et les techniciens du spectacle très appréciée. L’épanouissement des élèves en particulier ceux avec des profils a-scolaires est flagrant. aussi les relations avec les familles  se trouvent accrues et plus intenses. Enfin tout ceci construit une cohésion sociale et un esprit de partage.

>Exemples de projets (cliquer) : L’arbre qui cache la forêt (École-Garges- 2011), Des flâneurs (Collège-Garges-2014), Ville imaginaire (multi-partenaires-Paris 20- 2016), Souvenir de mon école (ecole et Maison de retraite-Paris 12- 2018).

– Friches artistiques

Ces actions s’inscrivent aussi dans les quartiers populaires, quartiers politique de la ville (QPV) et sont liées à des problématiques de transformation urbaine : un quartier va être rénové, un ou plusieurs bâtiments seront détruits. Ces projets sont souvent des commandes d’institutions (Ville, Établissement public d’aménagement) qui souhaitent qu’une association puisse coordonner des projets d’artistes avec des ateliers d’éducation artistique, c’est-à-dire de faire travailler ensemble artistes, amateurs, jeunes, adolescents et enfants. Double face propose aux habitants, toutes générations confondues, qu’ils soient issus d’une structure locale ou non, de s’exprimer sur une perception de son lieu de vie, d’évoquer les traces du passé, du présent ou de se projeter vers le futur. Une scénographie est proposée et différents groupes de travail construisent leurs projets. À l’issu des ces préparatifs, un événement artistique est proposé au public.

Les retours que nous avons soulignent l’expérience collaborative et transversale, des rencontre inédites entre des structures qui ne se connaissent pas, une certaine émulation et créativité, des rencontres et stimulations avec le public, des échanges intergénérationnels, mixité sociale. Le collectif  de la friche est sensible à l’hommage et la mémoire que nous mettons en scène et enfin est réceptif à la qualité artistique du projet impliquant une grande valorisation des habitants et de leur histoire.

Exemples de projets (cliquer) : Mondes d’apparts (Garges-2010)/ Métamorphoses (sarcelles-2013) / Le Voyage de Gagarine (Ivry-sur-Seine-2019)

– Actions régulières dans un quartier dit prioritaire en lien avec des partenaires

Notre association bénéficie de différents lieux pour accueillir nos publics, à Paris et à Garges-les-Gonesse: Le plus grand local nous a été attribué en 2017 par le bailleur Immobilière 3F à Garges-lès-Gonesse dans le quartier de Dame Blanche Nord. Notre public a été repéré naturellement, car ces enfants et adolescents sont dans la rue en bande par groupe de dix, vingt et sont souvent livrés à eux-même. D’autres enfants issus de l’école et du collège d’en face et résident plus loin dans le quartier ont rejoint l’atelier informés au sein de l’école. Les professeurs et responsables périscolaires nous connaissent et souhaitent établir des liens de collaborations éducatives. Nous sommes en partenariat avec les associations locales du quartier, nous construisons en particulier des liens proches avec les éducateurs de rue.

À Paris , dans un quartier du 20 ème, nous avons établi des partenariats avec une bibliothèque, une école, des associations qui accueillent des jeunes du quartier, des éducateurs. Ces partenariats nous permettent de tisser des liens par les enfants et adolescents avec les familles du quartier. De bouche à oreille, d’autres enfants et adolescents nous rejoignent, intéressés par la pratique des arts plastiques et /ou de la réalisation audiovisuelle. Dans le 12 eme, le bailleur Paris-Habitat a mis à notre disposition un local ainsi qu’un budget pour proposer régulièrement des ateliers arts-plastiques aux jeunes résident d’un ilot en logement social.

Nous constatons une certaine prise de confiance en soi,  d’autonomie le développement de son sens critique et son ouverture d’esprit et sa tolérance, la maitrise des techniques nouvelles de la part de nos « élèves ».

>Exemples de projets : Davout à Nous (Paris 2015-2021), chroniques d’un quartier en reconstruction, Les Ateliers Van Gogh (Garges-2018-2021)

  • Penses-tu que l’art contemporain puisse constituer une entrée idéale dans le champ artistique pour des adolescents ? Pourquoi ?

L’idée est de préparer, rendre fertile et attrayant ce champ. Ce qui est important à mes yeux, c’est que les jeunes gens puissent être captés et stimulés par une proposition artistique qu’on leur fait découvrir, ensuite on souhaite qu’ils se l’approprient. Une œuvre, une recherche d’artiste devient un déclencheur qui interroge une forme et un propos, faisant écho à leurs préoccupations les plus intimes. La contemporanéité des œuvres est un critère important dans leur perception car elle leur parle de leur époque, de ses objets et de ses outils, questionne leur rapport au monde du passé, d’aujourd’hui et de demain. Ils peuvent pénétrer dans le langage artistique de manière instantanée et stimulante

  • Quel type de médiation vers l’art privilégies-tu ? (atelier de pratique, visites centre d’arts, musées, rencontre artiste…)

Je pense qu’il est nécessaire d’explorer plusieurs voies. Les ateliers de pratiques artistiques réguliers sont une base, les adolescents prennent l’habitude de dessiner, de découvrir des techniques, de composer avec des éléments hétéroclites, d’explorer différents supports. Les progrès et la prise de confiance sont saisissants. Sur ces temps d’ateliers, accueillir un artiste sur une ou plusieurs séances, leur permet de poser des questions sur son travail, sa technique, sa vision mais aussi sur son métier d’ artiste qui est souvent mystérieux voire inaccessible. Enfin, les visites dans des lieux culturels et artistiques sont très importantes car ils ne les connaissent pas, cela leur permet d’observer un microcosme éloigné de leur environnement. Souvent situés à Paris où ils vont peu ou pas, ces lieux culturels de forte valeur patrimoniale, (souvent) d ‘allure privilégiée mais néanmoins accessibles, leurs ouvrent de nouveaux horizons. Ces sorties sont à chaque fois l’expérience d’un lieu, d’une œuvre et de la présence d’un médiateur.

  • Penses-tu que l’art contemporain puisse faciliter l’accès à des œuvres classiques ? Pourquoi ?

Dans la mesure où l’oeuvre contemporaine observée prend sa source dans l’histoire de l’art, c’est l’occasion de retracer le chemin de l’oeuvre et dévoiler les oeuvres classiques de référence. Passer par une sensibilité contemporaine qui touche les adolescents et la relier aux œuvres du passé est un processus pertinent pour exacerber la curiosité et la connaissance historique.

  • Penses-tu que l’art puisse constituer un facteur d’insertion sociale ? Pourquoi ?

C’est d’abord une expérience de liberté d’expression. Les adolescents sont à un âge ou parfois, on a peur de sa singularité et on cherche plutôt à ressembler aux autres, adopter un style qui appartient à un groupe reconnaissable. Déjà à ce stade, l’exploration artistique favorise la création individuelle et l’affirmation de soi, elle permet d’interroger le monde d’où l’on vient et d’y puiser quelque chose. La pratique artistique est aussi le moyen de découvrir et encourager des talents, les potentialités et l’inventivité. Enfin cette pratique associée avec la connaissance d’artistes et de lieux culturels permet de développer sa curiosité, s’ouvrir aux autres, de s’interroger sur l’organisation de la société et d’envisager des expériences de partages inédits.S’exprimer, partager des expériences, observer, démystifier et décrypter le monde autour de soi permet de développer de l’ assurance, de la confiance, de la curiosité et du désir qui sont des facteurs de réussite certains.

Les Ateliers Van Gogh Garges-lès-Gonesse (95)

Atelier d’expression artistique dans le quartier Dame Blanche Nord, au 16 Rue Van Gogh.

Les ateliers d’éducation artistique et culturelle sont proposés régulièrement au public gargeois en particulier les jeunes habitants de Dame Blanche Nord, quartier en rénovation urbaine dans lequel nos locaux sont implantés depuis 2018.

Les techniques disponibles sont la photographie, la vidéo, la sculpture, le dessin, collages, peintures…

Il concerne les jeunes de 6 à 13 ans pour le groupe 1 (14H15 – 16H45 les mercredis) et depuis 2020, de 13 à 25 ans pour le groupe 2 (17H00 – 18H30 les mercredis et certains week-end).

Informations sur demande par mail : contact@doubleface.org

2021

Atelier Van Gogh / jeunes

13 – 25 ans

2021

Sorties culturelles

Tous nos publics

2020

Atelier Van Gogh / jeunes

13 -25 ans

2020

Sorties culturelles 2020

Tous nos publics

 

 

L’OUVERTURE  des ateliers en 2018

Début 2018 : PRÉPARATION

Avant toute chose, honneur aux jeunes du quartier qui ont fait les travaux de notre local lors d’un chantier d’insertion organisé par L’OPEJ, IMAJ, soutenu par la Ville et financé par I3F.

PRÉFIGURATION

Projet : NE PAS DÉPASSER LES LIGNES, hiver-printemps 2018

Pour mettre en œuvre la préfiguration des ateliers Van Gogh dans le quartier entre avril et juin 2018, nous avons accueilli une jeune artiste Valentine Chauvet. Durant quelques mois, Valentine, artiste-stagiaire chez Double Face, étudiante en Master professionnel, Artiste intervenant: Art et action sociale, (Université Bordeaux Montaigne) a proposé un projet : Ne pas dépasser les lignes

L’équipe 2018  de Double face (Lucy Lagesse, Laury Sam et Jonathan Vacaresse encadrés par Virginie Loisel), l’a donc accompagné sur des ateliers  avec la technique de fresques et croquis scotchés, d’abord à l’extérieur sur les murs et gravats du quartier puis à l’intérieur dans nos locaux. elle a travaillé sur le thème de la Ville imaginaire, projet qui s’inscrit parfaitement avec les enjeux de rénovation urbaine du quartier de la Dame Blanche, invention, destructuration, transformation.

Ci-dessus, fresque à l’extérieur puis à l’intérieur sur un mur du local et ci-dessous intervention-transformation sur des images du quartier à l’adhésif.


livret à consulter :  -NE PAS DÉPASSER LES LIGNES

PHOTO-GRAPHISME

Lucy Lagesse et Laury Sam avant que nous nous installions dans les locaux de la Rue Van Gogh, ont arpenté le quartier et ont expérimenté les photo-graphismes

photos + plastiques transparents. Ces explorations ont permis à Lucy de découvrir la quartier, puis de s’installer provisoirement dans le local de l’opej et d’initier un atelier photo-graphisme avec les jeunes qui passent par là.

D’autres ateliers ont été ensuite proposés  aux participants par chacun. Ces expérimentations plastiques ont permis aux jeunes habitants de venir régulièrement pour découvrir des techniques. Les jeunes du quartier, un peu livrés à eux-même ont tout de suite trouvé refuge aux ateliers et sont venus en nombre très régulièrement.

Voir aussi le projet chroniques d’un quartier en reconstruction qui se déroule à Dame Blanche Nord à Garges-lès-Gonesse

 

Atelier photo : LA RUE COROT

Ateliers photo– Régulièrement le groupe des adolescents de l’atelier Van Gogh arpente le quartier en reconstruction et prélève les étapes des démolitions et modifications des rues et des bâtiments.

Composition collages

à partir de séries de prises de vues des friches et terrains vagues laissés par les démolitions, les jeunes photographes ont proposé des panoramas avec quelques ajouts de poscas colorés.




			

Dame Blanche Nord, chroniques d’un quartier en reconstruction // Garges-les-Gonesse

Chroniques collectées pendant la transformation urbaine

Le quartier dit de la Dame Blanche Nord ou Zone 4 est le dernier des quartiers de Garges-les-Gonesse à bénéficier d’une rénovation urbaine. Ces chroniques sont de petits récits qui prennent forme avec les moyens de la photo, la vidéo et des ateliers d’écriture. Ce projet à multiples entrées propose à des habitants du quartier de participer à une réalisation audiovisuelle ou photographique dont l’objet est de faire le portrait du quartier Dame blanche Nord en devenir.

2 articles à découvrir dans notre rubrique de presse

LES ATELIERS – 2018-2021

L’atelier Image & Sons est ouvert aux d’habitants désireux de co-réaliser un film ou participer à une oeuvre collective sur un thème personnel qui se déroule au coeur de la rénovation urbaine.

Thématiques : Relogement-Vie quotidienne- Les lieux de références du quartier, histoire des associations actives ou passées, mémoire du quartier, Ville du futur, Éco quartier, parcours individuel, avenir, souvenirs, perspectives du quartier, lieux emblématiques, imaginaires, parabole, humour, talents, jeu, légendes, promenade, intrigue….

vidéo

Fictions


         

Davout à nous // Paris 20

un web-média créatif sur le quartier de la tour du pin réalisée avec les habitants

Rubriques :

Les mardis de la photo avec la bibliothèque Assia Djébar

suivre le lien >> http://doubleface.org/les-mardis-de-la-photo-avec-la-bibliotheque-assia-djebar/

Les face à Face : Rencontre avec un habitant de la Tour du Pin

suivre le lien >> http://doubleface.org/face-a-face-rencontres-avec-les-habitants-de-la-tour-du-pin/

Les expériences visuelles avec l’outil photographique

suivre le lien >> http://doubleface.org/les-experiences-visuelles-avec-loutil-photographique/

Les reportages avec le club vidéo

suivre le lien >> http://doubleface.org/les-reportages-avec-le-club-video/

 

Davout à nous, une dynamique créée à partir du besoin des adolescents de comprendre le monde des adultes et de poser des questions.

Une prise de conscience du langage des images qui nous entourent et l’acquisition d’outils.
L’univers quotidien des enfants est saturé d’images diffusées sur de multiples supports qui pénètrent la sphère publique et intime. Il nous semble essentiel de proposer aux jeunes une éducation du regard afin qu’ils soient conscients de ce qu’ils véhiculent, qu’ils réalisent que l’image et le son constituent un langage et une
construction. Au cours des séances de l’atelier les jeunes découvrent différentes écritures audiovisuelles. Ils sont ainsi confrontés à différents points de vue, et interrogent la notion d’image, en précisant leur regard sur les partis pris formels de ces oeuvres. C’est aussi une explorations artistique,une recherche et la possibilité d’acquérir des techniques. Découvrir les potentialités de la lumière, la focale, le mouvement permet aux jeunes enfants de développer un savoir faire et une certaine précision dans leurs intentions. Nous avons constaté une certaine demande d’apprentissage technique de la part des enfants qui promet une certaine précision dans la réalisation des oeuvres audiovisuelles.

Rassembler une collection d’explorations visuelles et audiovisuelles sur une plateforme intéractive
Cette envie de réaliser des vidéos et de de multiplier les explorations de l’image, la lumière, l’animation image par image, le stop motion, le light painting, sous des formats courts a entrainé le souhait de donner une visibilité à l’ensemble des ces documents : Mettre en oeuvre un web media.
Du flm d’animation en stop-motion jusqu’aux portraits-documentaires d’habitants en passant par le diaporama sonore expérimental. Ces écritures seront autant de documents et explorations artistiques qui enrichiront notre web media.
Les métiers de l’ère numérique
Les petits Réalisateurs, Photographes, Webmasters, Community managers, Graphistes en herbe apprendront avec un animateur qui coordonnera la plateforme à mettre en oeuvre et valoriser leur point de vues ainsi que d’affuter leur technique.
La mise en place d’un ciné-goûter-discussion
Les enfants de l’atelier proposent à tous les habitants famille et amis de venir découvrir un flm avec une des leur production en 1ère partie de leurs projets élaborés dans l’atelier une fois par mois. Cette projection peut donner lieu à une discussion sur des sujets parfois sensibles.
Les ateliers
Différents ateliers sont mis en place dans les différentes structures locales que sont la Cabane Davout, Davout-relais, L’EPJ Davout, L’EPN, PLD et la bibliothèque Assia Djebar .
1- Photographie dans tous ses états : Le light painting, le travail avec la lumière
2- Photographie et stop motion
3 – Techniques d’animation image par image
4- « Histoires contées » ou comment raconter une fiction avec le jeu de la caméra
5- Reportages, portraits, récits autobiographiques
6- Vidéodanse
7 – Reportages sur l’actualité
Davout à Nous et les partenaires locaux
1/ La Cabane Davout :
La cabane Davout est un lieu multi-associatif coordonné par Strataj’m, une association qui accueille les jeunes du
de tous âge autour de jeux de société. L’association Double face participe à l’action associative de ce quartier et propose les ateliers dans toutes les structures locales à la demande de celle-ci ou à l’initiative de Double Face depuis sa création en 2013 même si nous agissons sur toutes les structures.
3/ Davout-Relais :
Il s’agit de l’ancienne équipe bénévole du Centre social de la Croix Saint-Simon, suite à sa fermeture en 2013. Ils proposent aux familles l’aide aux devoirs, des activités d’éveil, des sorties de type loisirs et des expositions liées aux besoins éducatifs des enfants. Cette dernière association est axée sur les liens avec l’école et les apprentissages.
4/ L’EPN (l’Espace Publique Numérique) :
Cette structure associative propose un espace numérique à disposition des jeunes et des moins jeunes du quartier. Elle propose un accompagnement vers l’emploi et des activités ludo-éducatives tournées vers l’outil numérique.
5/PLD (Paga.Lagny.Davout) : Une association d’aide aux devoirs et activités loisirs créatifs, travaux manuels et cours de cuisine, sans oublier l’alphabétisation pour les parents. Cette association a été créée et est dirigée par les familles du quartier. Actuellement cette association connait quelques incertitudes. Nous ne savons pas comment le partenariat  évoluera en 2018.
6/ L’ Espace Paris Jeunes Davout
Espace de proximité dédié à la jeunesse qui accueille tous les jeunes parisiens entre 16 et 25 ans de manière gratuite. C’est un lieu de rencontres, de socialisation et d’animation.
Davout à Nous est donc un web media qui propose d’établir le portrait du quartier de la Tour du pin  à travers ses habitants. Les reportages image, audio et vidéo, les portraits, les expériences visuelles sont menées par les intervenants Lucas Khamvongsa, Greg Rondet Lucy Lagesse et coordonnés par Virginie Loisel.

Les sorties culturelles 2019 aux ateliers Van Gogh

1- Le palais de la porte Dorée

2- Le Mac val

3- La cinémathèque française

4- Le musée d’art moderne

1- Le palais de la porte dorée à Paris 12 ème

Visite de l’exposition Persona grata au mois de mars 2019 avec notre guide du Musée national de l’histoire de l’immigration. Nous avons parcouru la galerie des dons avec ses témoignages de migrants à travers un don d’objets personnels, puis visiter le musée à travers ses collections permanentes sur l’histoire de l’immigration dans lequel nous avons observé des oeuvres d’art contemporaines. En fin nous avons terminé avec l’exploration de l’aquarium tropical.

2-Sortie au Mac Val à Vitry-sur-Seine

La découverte du palais de la Porte Dorée s’est complétée au mois d’avril avec une visite du Musée d’art contemporain du Val de Marne (le MAC VAL). L’exposition persona grata s’y prolongeait avec des artistes contemporains venus des quatre coins du monde.

l’exposition s’offrait comme un dispositif qui permettait aux enfants d’essayer de comprendre les oeuvres en s’interrogeant sur le sujet de la migration.

3-Sortie à la cinémathèque à paris 12 ème

Nous sommes allés à la cinémathèque Française à Paris dans le quartier de Bercy (12ème) au mois de juin 2019. Sebastien Ronceray et Araukana Weiss nous ont chaleureusement accueillis avec une démonstration de cinéma d’animation image par image comme technique originelle du cinéma puis nous avons participé à deux ateliers pratiques se stop motions, le premier, avec des petits personnages en trois dimensions ( d’inspiration Tim Burton) et un autre avec des silhouettes d’ombres (d’inspiration Michel Ocelot).
Deux animations ont été créées :

Voir les animations réalisées – cliquer ici

4-Sortie au musée d’art moderne de la Ville de Paris

>Les ateliers Van Gogh 2019 / Garges lès-Gonesse

Ateliers – éducation à l’image, audiovisuel et arts plastiques

6-15 ans et 13-25 ans

Les ateliers se déroulent les mercredis de 14H00 à 16H00 à partir de 6 ans ( arts plastiques) puis de 17h00 à 18H30 à partir de 13 ans (audiovisuel)

aux Ateliers Van Gogh, 16 rue Van Gogh dans le quartier de la Dame Blanche Nord.

Différentes techniques sont abordées tout au long de l’année – sur inscription

Gratuit + adhésion association 6€ / famille

pour l’année d’octobre à juillet.

 

Edition 2019

Peinture – toiles grand format

Atelier Peinture avec Siré Camara, peintre, étudiante en art (ENSAPC)

et  Madinina Maniga, étudiante, volontaires en services civiques 2019

et Aminata N’dyaye stagiaire, peintre, étudiante en art (ENSAPC)

Préparation de l’exposition pour Garges-plage

photographie et vidéo – courts métrages

photographie : Initiation au light Painting

« Courts toujours » au cinéma Jaques Brel, une journée dédiée au court métrage réalisés par les jeunes gargeois

Nous avons réalisé deux films aux atelier Van Gogh, « Alice et le marabout » et  » Le rêve d’Alexandre »

Collages et expérimentations plastiques

loisirs créatifs

Fabriquer sa pochette personnalisée avec une brique de lait

Les fêtes et actions culturelles à Garges

Le carnaval : Le japon

« Fête de la propreté » au centre social Jean Baptiste Corot

Gravure sur brique de lait avec Minka Delaere

Les sorties culturelles cliquer ici

Le palais de la porte dorée à Paris12 eme

Sortie à la cinémathèque à paris 12 eme

Sortie au Mac Val à Vitry

Sortie au musée d’art moderne de la Ville de Paris

Visite guidée à Garges avec Catherine Roth, ethnologue et la bibliothèque Elsa Triolet

Ce projet est soutenu par

 

Le Voyage de Gagarine : le parcours Ivry-sur-Seine // sept 2019

Un voyage du réel à l’imaginaire,

en partant de terre jusqu’au ciel


Le principe du voyage est de traverser les anciens appartements du bâtiment A de la cité Gagarine du 1er au 7 ème étage soit au total 36 appartements. Un quarantaine d’artistes aux pratiques très protéiformes, peinture, sculptures, installations, photographie, cinéma,et vidéo exposent. Au début, il s’agit de découvrir des documents d’archives, objets collectés dans la cité, témoignages,
portraits d’habitants, archives de la ville, mémoires orale et chemins croisés. En montant les étages, ces éléments sont peu à peu revisités par l’imaginaire et le fantasme des artistes, univers poétiques, appropriations imaginaires des lieux et des objets. Vers le haut, nous atteindrons des espaces encore plus fantasmés ou projetés vers la fiction, voire la science fiction jusqu’au 7 eme étage avec un décor du film Gagarine en cours de montage et dont le tournage s’est déroulé en même temps que le travail des artistes.

voir aussi la présentation du projet

TERRE 1er étage

Voici que commence le voyage. Quatre projections proposent une sélection de films et d’extraits de films à venir. Dans l’atmosphère intime de trois appartements désaffectés, deux courts métrages de fiction, un extrait de documentaire et un clip réalisé et composé avec les enfants de l’école d’en face, à découvrir dans les salons obscurs. Ces films tournés dans la cité annoncent l’adieu à Gagarine.

La lettre de Politzer, projection court métrage, 12′

Ibou Ndyaye (médiateur de la Ville) avec les élèves du collège Politzer

Double face / Le voyage de Gagarine
salon : projection du film « La lettre de Politzer » avec les élèves du collège Politzer / photo©PatrickDubois

L’histoire : Tidiane, un jeune prodige est exposé à la dure réalité de son environnement dans la cité Gagarine. Curieux de tout découvrir, et en quête perpétuelle de savoir, certains aspirent pourtant à d’autres projets le concernant. Un projet mené avec Ibou Ndyaye et les médiateurs de la ville d’Ivry sur Seine et le collège Politzer d’Ivry sur seine.

 

 

 

Gagarine : projection d’un Clip musical, 4’

Merlot et une classe de ce2 de l’école Joliot-Curie A

Double Face / Le voyage de Gagarine
Projection du clip « Gagarine » composé par Merlot en hommage à la cité / photo©VirginieLoisel

Un mannequin challenge écrit et construit collectivement avec les 24 enfants de CE2 composé et réalisé par Merlot en hommage à Gagarine.

Gag, teaser, 8′

Adnane Tragha : projection bande annonce documentaire + extrait

 Double face / Le voyage de gagarine
Salon : projection du teaser « Gag » d’Adnane Tragha / photo©PatrickDubois

De retour dans la cité déserte, ils évoquent leurs souvenirs du lieu.
Danielle, Loïc, Karima, Yvette, Raul ou encore Mehdy racontent leur vécu, leur expérience, leur ressenti.
Les difficultés autant que la solidarité, la stigmatisation autant que l’entraide, les bons souvenirs comme les mauvais. Au final, ils disent comment le fait de vivre à Gagarine a influencé leur vie, et ce qu’ils sont devenus. Ce film est une « contre-histoire », la réhabilitation d’une parole trop rare.
Adnane Tragha

Gagarine, court métrage, 15’30

Fanny Liatard et Jéremy Trouilh

Double face / Le voyage de Gagarine
Salon : projection du court métrage Gagarine de Jéremy Trouilh et Fanny Liatard  / photo©PatrickDubois

Youri a 20 ans, il vit avec sa mère à Ivry, dans la cité qui l’a vu grandir. Mais la démolition approche : le décor de ses rêves d’enfant va disparaître. Comment prendre son envol quand on n’a plus de vaisseau spatial ?

Court métrage réalisé par deux jeunes réalisateurs, Fanny Liatard et jéremy Trouilh qui ont tourné leur long métrage à Gagarine pendant que nous préparions le « Voyage ».

Les fantômes de Gagarine

Compagnie Kokoya international

Double Face / Le voyage de Gagarine
Les fantômes de Gagarine, performance déambulatoire – Compagnie Kokoya internantional / photo©PatrickDubois

 

La compagnie Kokoya international était un partenaire incontournable. Tous les Ivryens qui connaissait le quartier nous avaient parlé d’Yvette Thénard qui avait déjà fait ses adieu à la cité avec des petites saynètes. Nous avons donc décidé que l’art vivant serait déambulatoire et se construirait avec la tonalité des étages.

 

CHEMINS 2eme étage

On emprunte les chemins du voyage pour découvrir cinq appartements qui racontent des traversées. Trajectoires, récits, témoignages et histoires mêlent la figure de Youri Gagarine et les habitants de la Cité du même nom. Ces chemins qui surgissent du passé évoquent tous l’arrachement qui se joue dans ces lieux.

Ce que les yeux ne voient pas

Larry  et la dame au chignon : Installation, graffitis, vidéo.

Double face / Le voyage de Gagarine
Salon : Installation -Ce que les yeux ne voient pas – Larry et la dame au chignon / ©PatrickDubois

Larry ou Cabral de son vrai nom, a vécut à Ivry pendant sa jeunesse. son installation au 2eme étage est un récit croisé entre son histoire personnelle, lorsqu’il vivait dans un immeuble aujourd’hui détruit à Ivry, et la future disparition de la cité Gagarine qu’il a bien connue. Aujourd’hui il mesure le chemin parcouru depuis ce temps.

Nos rêves sont l’avenir des utopies

Chienjaune & Elia Kleiber : photographie, vidéo, peinture

Double face / Le voyage de Gagarine
Chambre : photographie Chien jaune /photo ©PatrickDubois

Double face / Le voyage de Gagarine
Salon : Elia Kleiber peinture, l’homme suspendu / photo©PatrickDubois

Chien Jaune, photographe a invité Elia Kleiber, peintre dans son appartement-atelier de Gagarine. tous deux proposent un dispositif en écho qui évoque le personnage mythique du cosmonaute Gagarine, la nostalgie d’une époque, celle de leur jeunesse et celle des habitants de la cité disparus.
Les photographies fusionnent avec les murs de la chambre tandis que le chassis semble attiré par le vide du dehors. l’installation se veut flottante, troublée; une vidéo projection constitué d’images de ville de chantiers, de circulations avec un bande son mêlant Archie shepp, Eddy Mitchell entrecroisées avec des bribes répétitives comme «circulez, y’a rien à voir !» ou «la gravité, la gravité…».
Cette atmosphère contribue à nous maintenir dans le flux hypnotique du temps.

Et demain…

 Michel Desaissement :Installation, photographie

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : Et demain… M. Dessaisement  /photo©PatrickDubois

Michel Desaissement est médecin à Vity sur Seine et photographe. Lors de sa première visite dans la cité, Il a saisi une certaine violence dans les appartements laissés à l’abandon; c’est ce qu’il a souhaité exprimer dans son installation qui mêle photographies de ces lieux trouvés, matériaux hétéroclites et végétaux.

Une brique rouge pour mémoire

Marie-Pierre Dieterlé : Photographie, installation et projection vidéo

Double Face / Le voyage de Gagarine
La robe de mariée MP Diéterlé / photo©PatrickDubois

Marie pierre Dieterlé est une photographe qui s’intéresse à la cité Gagarine depuis 2010. Depuis près de dix ans elle a collecté des témoignages, photographié les habitants dans leur vie quotidienne, ils ont raconté leur vie parfois étalée sur plusieurs décennies et se sont remémorer l ’entraide entre les voisins, le partage entre les communautés, sentiments mêlés avec la joie et le soulagement de quitter ces lieux dégradés. Elle a réalisé en 2017 une série d’ateliers photographiques avec les habitants de la cité et la maison de quartier. Les images produites ont été exposées en très grands formats sur la façade de l’immeuble et montrés dans le salon en petit formats.Des briques rouges dans un sac à l’entrée avec dessus l’écriteau Servez-vous, étaient à la disposition des visiteurs, nombreux à partir bien chargés.

La cité dans l’histoire

Archives municipales d’Ivry-sur-Seine,  Ivry-Centre, transformation(s) d’un quartier, XVIIIe-XXe siècle

Double Face / Le voyage de Gagarine
La cité dans l’histoire- Les archives Municipales / photo©PatrickDubois

C’est en venant aux archives pour construire un partenariat  que nous avons décidé que le Service Municipal aurait son appartement à Gagarine et serait participant à part entière du voyage.: Le salon présente une exposition construite à partir de nombreux documents d’archives en accordant une place importante aux documents iconographiques (photographies, cartes postales, plans).

1956-1962

Fakele, cyanotype

Double Face / Le voyage de Gagarine
Chambre 1: 1956-1962 Cianotypes – Fakele / photo©ParickDubois

Fakele a approché l’association Double Face et l’hommage à la cité Gagarine grace à la Compagnie des oeillets. C’est lors de notre rencontre avec le service des archives que s’est concrétisé son projet :.
retracer les premières demandes de permis de construire de la cité et d’avoir accès à un ensemble de documents d’époque menant à la construction du bâtiment.

 Autoportrait de la cité

Guillaume Kern, photographie

Double Face / Le voyage de Gagarine
Chambre 2 : Autoportrait de la cité – Guillaume Kern / photo©PatrickDubois

Guillaume kern, habite Ivry et fréquente l’école d’art plastique Municipale où il poursuit pour son plaisir un atelier de photographie. Cette première exposition «en chambre» à Gagarine lui a permis d’expérimenter pour la première fois la confrontation de son travail avec un public hétéroclite, de l’habitant de Gagarine venu en famille au touriste étranger visitant Paris jusqu’au public habitué des galerie d’art. Pour cette exposition Guillaume a choisi de garder le papier peint « Manhattan » sur lequel sont venus se poser les « portrait.s de la cité.

TRACES 3eme étage

Les cinq appartements du 3eme se sont construits à partir des objets glanés dans les logements vides de la cité. Surtout celui de Josette et Didier Mégret, disparus bien avant le départ des habitants, ce lieu renversé, désarticulé, multivisité a été trouvé plein des objets de toute une vie. Peu à peu, les artistes ont cherché puis se sont appropriés ces choses du passé pour projeter un univers réinventé du quotidien.

 

Tout doit disparaitre

David Rybak, collage, sérigraphie, pochoir, broderie

Double Face / Le voyage de Gagarine
Tout doit disparaitre – David Rybak / photo©PatrickDubois

David Rybak, Ivryen, est un jeune enseignant dans une école d’art appliqué. En venant à Gagarine il a tout de suite eu envie d’utiliser les traces, la mémoire, les archives trouvées dans les appartements.

 

Diffractions

Dianobin : photographie et Installation

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : Diffractions – Dianobin / photo©PatrickDubois

Dianobin a un atelier-logement et est professeur à l’école municipale d’art d’ivry sur seine. Très intriguée par ce que représente Gagarine dans sa ville, elle s’est tout de suite mise à la recherche de signes pour composer son installation, photographies retouchées, housses de vêtements en plastique, tissus, et surtout une poupée qui a exercé sur elle une grande fascination, même si elle n’est jamais apparue dans l’installation.

Une mythologie quotidienne

Diane de Cicco et Philippe Teissier : installation

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : Philippe Teissier / photo©Stephane Asseline

Diane de Cicco et Philippe Teissier artistes Ivryens ont aménagé au troisième étage dans un petit studio à l’étage Traces. Ils ont trouvé beaucoup d’objets et documents dans l’appartement de Josette et aussi dans le bazar, pièce dédiée à tous les objets et autres mobiliers à recycler pour l’oeuvre artistique commune. Ces éléments ont été le départ d’une installation étrange et attirante, comme fixée dans le souvenir.

salon : projection du film "La lettre de Politzer" avec les élèves du collège Politzer / photo©PatrickDubois
Salon : Diane de Cicco / photo©Stephane Asseline

Chez Josette

Serge Bacheré et François Bonnery : photographie et peinture

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : Francois Bonnery et Serge Bacheré / photo©PatrickDubois

Serge bacheré et François Bonnery, inséparables du monde de Josette qui les a habité pendant des mois jusqu’à s’immiscer dans leur quotidien de manière presque obsédante. L’appartement s’est transformé en écrin capiteux, foisonnant de souvenirs et d’inventions.

Portraits anonymes

Valentine Chauvet: installations

Double Face / Le voyage de Gagarine
Petite chambre: La nostalgie des étoiles, Objets recyclés, dessins et histoires d’anciens habitants, Installation / photo©PatrickDubois

Valentine Chauvet a eu un double rôle dans le Voyage. d’une part artiste étudiante dans le cadre d’un Master art et champ social, mais aussi précieuse collaboratrice dans l’organisation et la scénographie du projet : Valentine a d’abord approché le sujet à partir d’une collaboration avec l’école et les partenaires locaux, dans le salon puis à titre personnel dans les deux chambres.

 

 

FIGURES 4eme étage

Les figures sont les projections imaginaires de celles et ceux qui ont vécu ici et dont la présence se manifeste par bribes ou signes. Les artistes à partir de photos trouvées, souvenirs ou parfois inventions pures mettent en scène les habitants rêvés de la cité, Clins d’œil légers et festifs ou au contraire évocation plus solennelles voire même avec une certaine gravité et douleur.

Ragarine

Twopy & Mathieu Murillo : illustration à l’aérosol, peintures, collages

Double Face / Le Voyage de Gagarine
Chambre : le musée – Twopy et Mathieu Murillo / photo©PatrickDubois

Twopy est arrivé avec un groupe de graffeurs qui partage le même atelier «Le village» à Ivry. Il a apporté une touche graphique très expressive et drôle à l’étage des figures, des petits personnages très occupés à oeuvrer dans cet appartement du 4 ème étage. Artiste ou plutôt «illustrartiste» parisien, Twopy a l’habitude de réanimer des lieux abandonnés. Son complice Mathieu Murillo lui a donné quelques ingrédients.

Je suis un souvenir

Olivia Funes Lastra : peinture, installation

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : Je suis un souvenir – Olivia Funes Lastra / photo©PatrickDubois

Olivia Funes Lastra, étudiante à l’école supérieure d’Art de Paris-Cergy est venue à Ivry dans le cadre d’un stage avec Double face. Rejoindre notre collectif lui a permis de donner teintes et formes nouvelles à l’étage des figures. Son appartement s’est peu à peu métamorphosé en espace poétique, immersif et coloré avec un certaine mélancolie

.

Youri

Benjamin Gozlan: peinture

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : Youri – Benjamin Gozlan  / photo©PatrickDubois

Benjamin Gozlan fait de la peinture sur chassis dans son atelier-logement en face de la mairie d’Ivry. L’idée de venir travailler à même les murs lui a inspiré une fresque.

La maison protège le rêveur

Siré Camara et Jonathan Vacaresse et deux classes de l’école Joliot curie : 
peinture-sculpture

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : La maison protège le rêveur _ Siré Camara et Jonathan Vacaresse / photo©Patrick Dubois

Siré camara, jeune artiste Ivryenne a invité Jonathan Vacaresse dans l’appartement qu’elle occupe à l’étage des figures. Tous deux sont étudiants à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy, en 2eme et 3ème année. à partir d’images trouvées, photographies dessins, lettres, ils ont interrogé dans ce F3 du 4éme étage le lien entre le réel et l’imaginaire dans la vie quotidienne.

 

La cité est une Mamma

Isabelle Gros – Bellou : scultpture, installation

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : La cité est une mamma – Bellou / photo©PatrickDubois

Bellou pratique une sculpture figurative avec des matériaux classiques (plâtre bronze) dans un bel atelier au bout d’un jardin à Ivry. Pour son installation à Gagarine dans la salon de cet appartement du 4eme qu’elle partage avec deux amies, Bellou nous propose une Sculpture énorme réalisée en tranche de polystyrene en hommage aux femmes de la cité, à leur dynamisme, solidarité et ténacité afin de vivre mieux tous ensemble. La Mamma est accompagnée du poème «Ma cité a une âme» de Yakhou Bellouazani, ex-habitante de la cité .

 

 

 

 

 

Le monde bouscule le monde, les temps transforment les vies

Françoise Lepaulmier : peinture, installation

Double Face / Le voyage de Gagarine
petite chambre : Françoise Lepaulmier / photo©Patrick Dubois

Ici un arbre est planté au milieu de la pièce, ses feuilles représentent des dizaines de portraits dessinés au fil des allers et venues des visiteurs qui peuvent en emporter un.. Danc cette petite chambre, Françoise Lepaulmier a raconté l’histoire d’Angélo, un jardinier portugais inventé dans la vie rêvée de la cité Gagarine.  Le passage d’Angélo est l’occasion d’évoquer une de ces hsitoires d’immigrés venus en France pour trouver une vie plus libre, plus généreuse et plus tolérante.

Jijo

Kate Arslanian : fresque

Double Face / Le voyage de Gagarine
Chambre : Jijo – Kate Arslanian r / photo©Patrick Dubois

Kate Arslanian, artiste parisienne invitée comme Françoise par Isabelle-Bellou, s’est installée dans la chambre du fond. Une couleur gris-bleutée très douce a envahi l’atmosphère. Kate a souhaité rendre hommage aux habitants en exprimant une danse, une sorte de ronde, un tourbillon lors une fête de la saint-jean…
L’expérience du Voyage de Gagarine a été surtout l’occasion pour Kate de ressentir une grande liberté d’expression, en créant directement sur le bâti

Fantômes 5eme étage

Les artistes de l’étage des fantômes tentent de saisir les signes qui subsistent peut être entre ces murs. Une créature destructrice, la moiteur d’un rêve dans l’espace, des cellules colorées tourbillonantes, des vapeurs onirique dans une pénombre étrange ou encore des scènes animées de fictions domestiques un peu décalées.

Passe-muraille

Gilles Hirzel  : sculpture

Double Face / Le voyage de Gagarine
Passe muraille – Gilles Hirzel / photo©PatrickDubois

Gilles Hirzel est président de la compagnie des Oeillets, peintre et sculpteur, c’est une des premières personnes que nous avons rencontré. Il nous a, par la suite, présenté une partie des artistes présents dans Le Voyage de Gagarine.
Intervenir librement sans contraintes a été très stimulant pour Gilles. Le monstre passe muraille qu’il a créé s’est imposé comme une créature d’énergie, un mécanisme désintégrateur de particules figé dans le temps et l’espace.

Cosmos A52

Ghislaine Escande et Damien Charron: installation visuelle et sonore

Double Face / Le voyage de Gagarine
Ghislaine Escande – Cosmos A52 /  photo©PatrickDubois

Damien Charron, compositeur et directeur d’un conservatoire était une connaissace de Gilles hirzel et avait eu l’occasion de venir jouer ses compositions à la compagnie des oeillets, lieu d’échange artistique. A l’étage des fantômes, Damien a proposé un travail avec de jeunes Ivryens du centre de loisirs du petit Robespierre pour lesquels il avait préparé une partition à explorer ; bruits du trains, murmures de fantômes et annecdotes domestiques du quotidien.

Guislaine Escandre est une artiste Yvrienne vivant dans un atelier-logement de l’ancienne usine Yoplait, comme quelques autres artistes du Voyage. Guislaine a rencontré Damien et a proposé une installation complémentaire, très visuelle, celle de mettre en scène un horizon cosmologique avec des dizaines de planètes ou exoplanètes. Sur les murs, les lés de papier de riz révèlent des pluies d’étoiles et semblent flotter dans l’obscurité.

Camarades, nous les enfants d’hier

Seth one : graff, intallation

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : Seth One / photo©PatrickDubois

Seth one est venu avec la bande du «village» d’ivry et à l’habitude de travailler dans l’espace urbain. Pour cet étage des fantômes, Seth one a proposé des formes assez organiques comme les éléments d’un corps qui auraient poussé de manière un peu anarchique à partir des traces et particules laissées en pâture aux murs de Gagarine.

 

 

 

Alice, quitte ton spoutnik !

Pascal Gorand : installation vidéo

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : Alice, quitte ton spoutnick !  –  Pascal Gorand / photo©pascalGorand

Pascal Gorand, réalisateur. a proposé une installation à trois écrans projetés dans plusieurs espaces de l’appartement où jonchent des affaires et des cartons de déménagement. Les écrans se répondent, apparaissent, disparaissent et jouent avec le spectateur.
Pascal crée une intéractivité avec les visiteurs en les faisant réagir en direct face de ses personnages, une soeur et un frère.

Mémoire de nos rêves

Francois Xavier Martin, Gonzalo Corvalan, Sabine artmann : Photographie, odorama

Double Face / Le voyage de Gagarine
Chambre : Mémoires de nos rêves – Gonzalo Corvalan, Sabine Artmann et FX Martin / photo©PatrickDubois

Gonzalo Corvalan, photographe, Sabine Artmann, plasticienne et François-Xavier Martin, architecte, tous trois Ivryens sont arrivés avec un portfolio d’images étranges, des photographies composées d’objets miniatures, tissus, coquillages, bijoux, jouets pour enfants….
L’ensemble offrait une atmosphère un peu inquiétante et énigmatique flottant entre le rituel d’une communauté non identifiée et une mise en scène fétichiste. L’objectif des artistes était d’exprimer un univers onirique. Ainsi, les pièces ont été plongées dans une pénombre aux teintes sourdes avec beaucoup de petits points lumineux et des odeurs ambrées. L’appartement plongé dans le  mystère a donné aux images tout leur caractère étrange.

 

MIRAGES 6eme étage

Immersion dans des lieux imaginaires, mondes fictionnels, déstructurés. Dans cette atmosphère apocalyptique, flottant dans un espace indéfini, perdu, l’Homme se met en quête d’une connexion avec tout l’univers à la recherche de repères pour échapper au cataclysme grandissant.

Tout l’univers

Fabienne Retailleau : installation visuelle et sonore

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon :Tout l’univers – Fabienne Reatilleau / photo©PatrickDubois

Fabienne Retailleau metteuse en scène et plasticienne habite Vincennes et connait bien Ivry et son réseau d’artistes. Fabienne a découvert le bâtiment A de la cité Gagarine et trouvé des objets, mobiliers, vêtement s et surtout les rideaux qui ont constitué le point de départ de son installation. le studio du 6eme étage de Fabienne s’est transformé en laboratoire visuel et sonore à partir des récits inspirés de la cité. Les textes, enregistrés en collaboration avec la technicienne son Léa Chevrier, ont été joués et/ou lus par les artistes de Gagarine et des habitants d’Ivry.

Exenno = Experience Energie Noire

Vincent Bargis et Steeve Pitocco, Jéremy Marais, installation, collage optique, photographie.

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon ; Exenno – V. Bargis, J.Marais, S. Pitocco : photo©Patrick Dubois

Vincent Bargis, Steve Pitocco et jéremy Marais sont trois artistes qui viennent de l’atelier «Le village» à Ivry. Ils ont investis le 6eme étage, en présentant un espace digne d’un décor de science fiction, murs rongés par des réseaux tentaculaires, cabinet du savant fou et liaisons lumineuses en rhizomes. Les grandes images d’atmosphère post-industrielle de Jeremy Marais, les installations de capsule bricolée et peintures colorées de steve Pitocco et les matières et collages optiques de Vincent Bargis, composent une installation immersive.

Voyage intérieur

Filipe Vilas Boas : installation

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : Voyage intérieur – F.Vilas Boas / photo©StephaneAsseline

Filipe Vilas-Boas est un artiste qui vit dans une ex-grande usine Yoplait réhabilitée en ateliers-logements proche de la cité Gagarine de l’autre côté des rails. Filipe est intéressé par nos usages des technologies et leurs implications éthiques et esthétiques. Son intervention intitulée “Voyage Intérieur” consistait en un détournement des paraboles abandonnées par les anciens habitants en plusieurs installations. À la fois symbole et marqueur social des HLM et instrument technique tourné vers l’espace, la parabole est symboliquement en lien direct avec Youri Gagarine qui est venu voir la cité et ses habitants en 1963. Cette étape fastueuse de la conquête et de l’expansion spatiale humaine contraste de fait avec la restriction spatiale des locataires des grands ensembles. Collectées aux fenêtres des appartements, les antennes ont donc été détournées de leur fonction initiale pour servir d’outil d’exploration temporelle, sociale et spatiale de la cité. Un voyage intérieur tourné vers les souvenirs des habitants et leur traitement médiatique.

Le règne de Gagarine

Cedric Delsaux : photographie

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : Le règne de Gagarine – C. Delsaux / photo©PatrickDubois

Cédric Delsaux, photographe ivryen réside aussi dans l’ancienne usine Yoplait aux côtés de filipe, Ghislaine et Fakele. Il est venu nous rencontrer avec des images plutôt sophistiquées et fascinantes, comme des paysages imaginaires chargés d’un monde où la technologie aurait enseveli l’humain. En venant explorer les 376 appartements abandonnés de Gagarine, Cédric à initié un travail sur les traces et les vides laissées par les habitants.
Il s’est embarqué dans un voyage au creux des interstices, vestiges et empreintes sur et entre les murs de la cité. Peu à peu, il a construit un récit s’appuyant sur le mythe de la cité et évoluant au gré d’un contexte imaginaire : Le règne de Gagarine.

G.Wings

Bastard crew : graff

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : G.Wings – BSTD / photo©PatrickDubois

L’association BSTD est un groupe de jeunes artistes vitriots travaillant en collectif depuis 2012 sur des sites urbains désaffectés ou au cœur de la ville.
Le collectif est particulièrement intéressé par les transformations urbaines et les fragments de l’histoire des habitants qui subsistent et de l’importance de les souligner dans une œuvre artistique.

CIEL 7eme étage

C‘est la fin du voyage ou le début d’une nouvelle expérience encore inconnue. Deux espaces s’exposent face au ciel, le premier constellé d’étoiles et l’autre n’est autre que l’engin du départ. Il s’agit de la capsule, décor d’un film dans lequel le personnage du Jeune Youri décide de survivre.

Décor du long métrage « Gagarine »

de Jeremy Trouilh et Fanny Liatard : décor d’une scène

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : Décor du long métrage Gagarine – F. Liatard et J Trouilh / photo©PatrickDubois

Au 7e nous découvrons «La capsule centrale» du décor du long métrage Gagarine. Youri. a 17 ans, il rêve d’espace, et lorsqu’il se retrouve seul dans sa cité abandonnée, il décide de rester y vivre en
se construisant une capsule de survie à l’intérieur des appartements vides, en s’inspirant de l’habitat spatial.

Long métrage tourné par les réalisateurs, Fanny Liatard et jéremy Trouilh qui ont réalisé le court métrage diffusé au 1er étage (Terre)

Гага́рин

rOnd : graff

Double Face / Le voyage de Gagarine
Salon : rOnd / photo©PatrickDubois

rOnd  habite juste à côté de la cité Gagarine et a vu qu’il s’y passait quelque chose, Il.a donc rejoint le collectif  et a atterri au 7 eme et dernier étage du voyage.
rOnd est graffeur et investi souvent des lieux urbains à Ivry ou ailleurs travaille l’espace pour y laisser sa signature..
Il pratique l’anamorphose, image volontairement déformée qui lorsqu’on la regarde sous un angle particulier se dévoile dans sa totalité.
C’est ainsi que rOnd nous propose de découvrir Youri Gagarine en alphabet cyrillique dans cet ultime studio où une baignoire a été laissée par les productions Haut et court, décor du film ou le personnage youri prenait ses bains.

Direction artistique et coordination : Virginie Loisel

Production EPA ORSA / Grand paris aménagement  /Aline Lunven- Zineb Amrane

retour à la page de présentation du projet

Voir Le Voyage de Gagarine en vidéo

Le voyage de Gagarine , une galerie éphémère sur 7 étages // Ivry sur Seine // avril-sept 2019

 

L’établissement Public d’Aménagement ORSA-Grand-Paris-aménagement a missionné l’association pour réaliser un évènement artistique avec les habitants d’Ivry dans le cadre du renouvellement urbain de la ZAC Gagarine-Truillot. Double face a ainsi accompagné la démolition des logements de la barre Gagarine, lieu emblématique d’inspiration soviétique qui renvoie aux grandes heures du logement populaire et au passé ouvrier d’Ivry. Youri Gagarine, lui même, est venu en 1963, invité par la Municipalité communiste pour visiter les lieux pour célébrer les liens d’amitié franco-soviétique.

Un parcours artistique s’est construit sur sept étages dans 30 appartements vides du bâtiment A, à la mémoire du lieu du printemps à l’automne 2019. Des ateliers éphémères installés dans les appartements ont réuni une cinquantaine d’artistes ivryens (artistes, habitants ayant une pratique artistique, étudiants, élèves) au cœur d’un processus collectif. Ce lieu a réuni des styles très différents qui ont fusionné avec des expressions artistiques héteroclites : photographies, vidéos, créations sonores, fresques, dessins, installations, sculptures, performances, lectures…

Le public a plébiscité notre évènement, les weeks-end des JDP-2019 et les  Ateliers portes ouvertes de la Ville d’Ivry, ainsi qu’en semaine pour les scolaires et les institutionnels. Ces propositions artistiques se sont affirmées dans une scénographie ascensionnelle de la “Terre” jusqu’au “Ciel” en adéquation avec le choc émotionnel, culturel, que cette démolition suscite pour ceux qui l’avait connue mais aussi pour ce qu’elle représentait dans l’histoire du logement social.

Ce projet s’est réalisé avec des partenariats locaux comme la Maison Municipale de Quartier, et le Service Municipal des archives, l’école Joliot Curie et les centres de loisirs en lien avec les associations, collectifs d’artistes et habitants Ivryen.n.e.s entre avril et septembre 2019.

Le parcours artistique s’est déroulé avec des manifestations comme Plein feux, les Journées du Patrimoine 2019. Le 31 aout le Voyage a été dévoilé en mode work in progress lors de la fête organisée par la Ville D’Ivry Goodbye Gagarine en avant première.

Les artistes :

Chienjaune, Elia Kleiber, Michel Desaissement, Marie Pierre Dieterlé, Adnane Tragha, Fakele, Guillaume Kern, David Rybak, Dianobin, Diane de Cicco et Philippe Teissier, Serge Bacheré et François Bonnery, Valentine Chaulet, Isabelle Gros / Bellou, Kate Arslanian, Françoise Lepaulmier, Twopy, Benjamin Gozlan, Siré Camara et Jonathan Vacaresse, Olivia Funes Lastra, Virginie Loisel, Gilles Hirzel, Damien Charron, Ghislaine Escande, Seth one, Pascal Gorand, Francois Xavier Martin, Gonzalo Corvalan, Sabine artmann, Vincent Bargis et Steeve Pitocco, Jéremy Marais, Filipe Vilas Boas, Fabienne Retailleau, Cedric Delsaux, Bastard crew, Ibou Ndyaye, Manu Merlot,  Larry et la dame au chignon, Jeremy Trouilh et Fanny Liatard, Compagnie Kokoya /Yvette Thénard, Isabelle Labousse et Léo Messe, rOnd, Charles Piquion, le Service municipal des Archives et  les Médiathèques d’Ivry sur Seine, des élèves de l’école joliot Curie A et B et le Centre de loisirs du petit Robespierre.

Consulter le dossier de presse cliquer ici

Consulter le catalogue complet en pdf

Voir Le parcours artistique cliquer ici

Voir le Voyage de Gagarine en vidéo

Presse

 

Les artistes au travail en images :

Rubrique Mémoires de quartiers

Ateliers Villiot – Paris 12 – Archives : 2013>2019

Atelier d’expérimentations artistiques pour les enfants de la résidence Villiot

Dessin, collage, peinture, Estampe, photographie, composition textile, vidéo, visites culturelles

 À la demande du bailleur social PARIS HABITAT, DOUBLE FACE  est installé au local associatif de la cité Villiot, 19 rue Villiot, 75012, pour un atelier de quelques jours pendant les vacances scolaires.

les enfants qui viennent dans notre local mis à disposition sont âgés de 6 à 15 ans >> Ateliers gratuits : Prochains ateliers, Février, avril, juillet octobre 2021

Objets recyclés et réinventés / 2017-2018

avec Lucy Lagesse, Laury Sam et Jonathan Vacaresse

L’atelier sculpture a démarré s’est construit durant l’année 2017 et développé en 2018 avec l’intention de prêter attention aux objets que nous jetons et qui peuvent être parfaitement recyclés dans une démarche créative. Nous avons récolté des objets que l’on stocke ou que l’on jette sans réfléchir à un réemploi grace à notre partenariat avec Emmaüs Coup de main qui a mis à disposition son hangar de stockage porte de la Chapelle. Des milliers d’objets étaient stockés là et représentaient un potentiel inespéré pour notre atelier. Des fragments, de vieux ustensiles de ménage, de bricolage, de cuisine, des jouets…etc…

Le recyclage de ces rebuts a permis aux enfants de jouer avec l’imaginaire. Nous avons mis à leur disposition des matériaux et outils afin de créer un univers à partir d’une thématique proposée. ainsi ils ont créé des accessoires pour réaliser des portraits, créé une « forêt électrique », proposé des architectures en forme de cachettes ou de petites cabanes à trésor.

La forêt électrique (pâte à sel, câbles électriques, scotch, laine, ficelle, papiers et feutrine)

Construction de petites maisons-cachettes  (Argile, fil de fer, ficelles et objets trouvés)

BLASONS / 2016-2017

avec Eden Tinto Collins et Carla Magnier

Les jeunes participants  de la cité Villiot ont imaginé un blason de leur propre histoire, réelle ou inventée. Accompagnés d’Eden Tinto Collins et de Carla Magnier , étudiantes à L’ENSAPC, ils ont rédigé un texte puis croqué et réalisé leur composition textile.

Exposition Fils d’avril / 2014-2015

le samedi 18 avril 2015, l’exposition s’est déroulée l’après midi en partenariat avec l’association Soleil, strataj’m et l’amicale des locataires. Un studio photo était proposé dans le local pendant la fête.

 

Atelier Gravure et encres 2013-2014

avec Minka De Laere, Angela Ly et Virginie Loisel

Portraits

Façades

 Végétaux

Autoportraits

Atelier Photographie  / 2013

avec Patrick Dubois

Observation du quartier – Les lignes